Les acteurs de ce secteur se sont de nouveau retrouvés à Douala, pour partager leurs expériences et faire un plaidoyer auprès des institutions publiques nationales et régionales, pour que les financements tant sollicités soient effectifs, afin de permettre une production de l’agroécologie à grande échelle. Ce qui justifie la tenue de cette table ronde sur l’agroécologie et les systèmes alimentaires en Afrique Centrale, les 7 et 8 novembre 2025, dans la cité économique du Cameroun.
En Afrique, chaque pays a une réalité sur son modèle d’agriculture. Il a été question une fois de plus de partager des expériences porteuses et d’adopter la technique la moins polluante et moins coûteuse dans l’agriculture. Placée sous le thème : « Agroécologie et systèmes alimentaires durables en Afrique centrale », la rencontre de Douala vise à influencer et faire agir les décideurs politiques, pour la prise en compte de l’Agroécologie dans les politiques publiques nationales et régionales.
Pour rappel, l’activité intervient après la réalisation de l’étude sur la prise en compte de l’Agroécologie par les politiques publiques en Afrique centrale, les formations des leaders paysans sur l’agroécologie et les techniques de plaidoyer et de lobbying, ou encore, la tenue d’une rencontre Op-Rechercche. Y ont pris part, les organisations professionnelles, les institutions de recherche, les ministères sectoriels et les communautés économiques régionales.
Il faut relever que cette activité vient compléter les actions de plaidoyer menées par les membres de la PROPAC (Plateforme Régionales des Organisations Paysannes d’Afrique Centrale), au cours de la représentation des organisations professionnelles (Op), aux rencontres régionales et internationales organisées par la Propac, et les partenaires durant la période du projet. Étalée sur deux (2) jours, la journée du vendredi 7 novembre 2025, a été consacrée d’abord à la présentation de « l’agroécologie dans la stratégie de la PROPAC », puis en seconde partie, il y’a eu le partage d’expériences entre les partenaires, sur l’aperçu des stratégies nationales et régionales, en matière d’agro-écologie par les partenaires:CEMAC Prasac, Minader, Iras etc….
Pour Elisabeth Atangana, présidente du CNOP CAM, « l’objectif est d’éviter la destruction de l’environnement, mais également d’apporter les aliments saints aux populations. L’agroécologie est un moyen de réduction des coups de production par rapport aux populations locales, pour qu’elles se nourrissent de manière saine et produisent mieux sans détruire l’environnement. Et ceci fait appel à toutes les organisations paysannes. Mais également, les pouvoirs publics, la recherche et les partenaires au développement, pour qu’ensemble nous puissions arriver à la transmission agroécologique, mais aussi contribuer à l’import-substitution, parce qu’il faut produire plus, il faut produire mieux, mais en dépensant moins. Nous pouvons le faire en utilisant et en valorisant les ressources naturelles », a-t-elle indiqué.
Perspectives
Kolyang Palebele, président sous-régional de la PROPAC évoque les challenges qui attendent l’institution. La PROPAC entend faire: la promotion de l’agroécologie et la contribution à sa prise en compte dans l’élaboration des politiques publiques, l’élaboration d’un cadre conceptuel commun de l’agroécologie, la sensibilisation et l’éducation, la formation et l’information des acteurs, la capitalisation des expériences et le partage des connaissances, le lobbying et le plaidoyer politique en faveur de la prise en compte de l’agroécologie, et l’utilisation des médias et communication.
Afin de renforcer cette politique, la PROPAC dispose des centres de formation agroécologiques au sein de ses membres, qui assurent la formation, l’accompagnement des femmes et des jeunes
entrepreneurs agricoles à l’adoption et la mise à l’échelle des pratiques agroécologiques, et la participation aux consortiums. La finalité est que les États prennent en compte cette résurgence de l’agriculture durable et que les producteurs bénéficient des financements. Deux objectifs capitaux qui obligent tous les acteurs à accélérer le processus de financement qui tarde à venir.
La CNOP CAF était représentée par son Président Mr OUSMAN SHEHOU et son Chargé de Programme HAMADOU DAMALA dans cette circonstance.
Yvon BEMANDJI GOTO


