L’Aviculture moderne a démarré en RCA dans les années 1970, très vite elle a connu un essor formidable et on comptait plus de 150 aviculteurs dans l’agglomération de Bangui et autour des autres grandes villes du pays comme Bouar, Bambari.
Depuis 1977, les productions avicoles ont régressé et l’effectif des producteurs a baissé. De 1988 à 1993, avec la formation et le recyclage des aviculteurs à la ferme de Bouar, ce secteur a connu une forte croissance.
Cependant ce développement stagne depuis lors et ce secteur très dépendant des importations a été particulièrement perturbé par les conséquences de la dévaluation du francs CFA.
En 1994, il ne reste que 110 aviculteurs à Bangui représentant la majeure partie des exploitations améliorés du pays.
Ces exploitations avicoles importaient des poussins d’un jour d’Europe, du Cameroun.
En 2018 la réparation était la suivante :En 1994, une réelle dynamique est à noter au sein des aviculteurs, ils se constituent alors en groupements des aviculteurs de Centrafrique (GAC) et adhèrent à la FNEC. Ils ont bénéficié des services de la FNEC concernant la fabrique d’aliments et la distribution des produits vétérinaires.
En 1998, les GAC s’unissent pour être coiffé par l’ANGAC (association nationale des groupements des aviculteurs de Centrafrique), faitière des aviculteurs jusqu’à nos jours.
Le nombre d’éleveurs est passé à 612 dont 488 sont membres de l’organisation. Avec la sensibilisation, le nombre d’adhérents ne cesse de s’accroitre à l’organisation.
D’autres membres qui constituent les indépendants , les ex combattants qui attendent la démobilisation, la réinsertion pour embrasser cette filière au nombre 348 bientôt les nations unies vont les prendre en charge pour la mise en place de leurs plans d’affaire. Ce qui fera la force de l’aviculture.
Les aviculteurs ont toujours passés leur commande de poussins en groupe en Europe le plus souvent ou au Cameroun et au Maroc dans les années 2015 et 2017. Il existait des importateurs spécialisés dans ce domaine, qui rassemblent les commandes avant de les passer.
Actuellement la diminution des liaisons aériennes avec la France depuis ces crises entravent considérablement l’approvisionnement des aviculteurs. Le délai de livraison dans le cas d’une commande groupée est de 2 mois voire 3, la totalité de paiement est exigée par le fournisseur de poussins, au moment de la commande, ce qui nécessite la disponibilité d’un fond de roulement sans aucune assurance sur la date de l’arrivée des animaux. La compagnie Air France exige une palette de 30000 poussins avant de livrer.
Devant ces problèmes, l’ANGAC a entrepris des négociations avec le Ministère de l’élevage pour trouver une solution à leur problème.
Actuellement, la production annuelle se chiffre à 980 000 poulets, et le besoin est estimé à 2 468 000 poulets par an pour couvrir uniquement la ville de Bangui. Le GAPP est comblé par les poulets congelés en provenance de l’Europe et les poulets bicyclettes.
Difficultés
La demande en volaille provenant de l’aviculture moderne est loin d’être satisfaite. En période normale, Elle était couverte en partie par les productions provenant de l’aviculture traditionnelle ou villageoise dont l’effectif en 2015 a atteint 3 500 000 têtes avec une moyenne de 7,5 têtes par famille. Mais actuellement tous les villageois ne produisent plus, sont frappés par la crise.
Le poulet de chair produit commercialement, fait désormais partie du paysage culinaire du Centrafricain. Il jouit d’une très grande réputation. Le problème que rencontrent les aviculteurs locaux à couvrir les besoins de la population en produits avicoles est à mettre en rapport avec le prix élevé des poussins importés (850 F CFA le poussin en France), des produits vétérinaires et les difficultés d’approvisionnement en poussins suite aux contraintes des transporteurs aériens en provenance de la France (regroupement de commande par palette de 30000 poussins).
Depuis 1997, l’offre ne couvre pas la demande, la production annuelle se chiffre à environ 980000 poussins, alors que la demande est le double. Il n’existe pratiquement pas de couvoir en Centrafrique, sinon un petit couvoir qui ne fonctionne plus actuellement.
Au niveau de la concurrence, on peut citer un importateur majeur à partir de la France de poussins d’un jour (~ 30 000 par mois).
En ce qui concerne la production « in situ », on dénombre deux (2) opérateurs dont la capacité de production à partir d’œufs fécondés importés de France ne dépasse guère 7 000 poussins par mois et qui ont subi les effets néfastes de la crise centrafricaine dont les installations ont été détruites.
Il y’a certainement des parts de marché à prendre compte tenu des prix pratiqués (850F) pour le poussin importé de France.
Il ya des difficultés d’approvisionnement en intrants vétérinaires et intrants zootechniques et les matériels d’élevage.
Il existe des marchés porteurs en province qui ne sont pas encore prospectés On compte actuellement 612 aviculteurs à Bangui et 23 en province qui pratiquent l’élevage de poussins avec une moyenne de l’étable de 600 poussins par bande, exploitable 4 fois par an soit 2 468 800 poulets par an pour couvrir les besoins. Ces éleveurs manquent cruellement de poussins d’un jour suite à cette crise politique. Ce qui a fait par défaut, les ménages consomment les poulets congelés sans gout en provenance de l’Europe pour combler le GAPP.
Actuellement ; l’ANGAC, par le biais du projet PARFEC, a acquis deux couvoirs de capacité de 10.000 OAC et deux éclosoirs de capacité de 5000.
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